Précédemment il y a eu une grève massive le 24 septembre 2019 qui avait pour cause la future réforme des retraites. Celle-ci avait paralysé le réseau mais n’a duré qu’une journée. Après cela, une grève dite sauvage a commencé le lundi 21 octobre. Il a été annoncé par certains cheminots que d’autre grèves inattendue pourrait arriver sur cette fin d’année 2019.

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Tout d’abord, où en sommes-nous ?

En effet, depuis le lundi 21 octobre 2019 les trains TGV atlantique, reliant Paris aux principales villes de l’ouest tel que Bordeaux ou Nantes, voient leur circulation perturbée par une grève des agents SNCF du centre de maintenance de Châtillon. Ce mardi 29 novembre, 34% du réseau atlantique était assuré. Cette grève inattendue devait se terminer le jeudi 31 octobre. Le trafic est donc en retour à la normale avec à ce jour 9 trains sur 10.

D’après certains cheminots, il pourrait y avoir d’autres grèves inattendues avant la grève illimitée du 5 décembre.

Pourquoi ces grèves ?

Les greves SNCF 2019 sont lancées pour de multiples raisons par les cheminots. Ces raisons existent encore et annoncent donc d’autres grèves. Elles sont les suivantes :

  1. L’abandon du statut de cheminot. En effet c’est une des raisons de nombreuses grèves. Ce statut assure plusieurs avantages aux cheminots. Ils sont donc contre ce changement. Le statut de cheminot offre une garantie de l’emploi et donc une stabilité. De plus il offre à chacun un salaire brut identique tout métiers et toutes catégories confondues. Il offre aussi une retraite anticipée et plusieurs avantages en terme de prime.Retirer ce statut permettrait aux dirigeants de s’aligner sur les concurrents.
  2. L’ouverture à la concurrence. Le 27 juin 2018, l’ouverture à la concurrence à été annoncé. Cela permettrait un meilleur service public ferroviaire. Les lignes internationales, elles, sont ouvertes à la concurrence depuis 2009. Certaines lignes grandes vitesse telle que Nantes-Bordeaux ou encore Nantes-Lyon ont déjà été ouvertes. Pour le reste, cela devrait arriver d’ici fin 2020.
  3. La réforme des retraites. Cela mettra fin au régime spécial des cheminots. Pour en savoir plus, visitez https://www.reforme-retraite.gouv.fr/.
  4. L’arrivée d’un nouveau PDG en janvier 2020. Annonçant lui-même une augmentation de la productivité et parlant de baisse d’emploi, sa venue inquiète donc certains cheminots.
  5. Conditions de travail. Celle-ci est la cause de la grève TGV atlantique. Les cheminots du Technicentre Atlantique assurent être en sous-effectif et être sous payés. Ce qui a déclenché cette grève a été l’annonce d’un projet qui avait pour but de retirer douze jours de repos. Ces jours étaient attribués afin de compenser le travail de nuit et de week-end.

Le 5 décembre : Une grève illimité.

En effet une grève dite illimitée est prévue pour le 5 décembre 2019 avec pour cause le projet de réforme des retraites. L’appel à la grève initié par cinq syndicats de la RATP (Unsa-RATP, la CFE-CGC RATP, Sud-RATP, Solidaires-RATP et FO-RATP) a été depuis rejoint par d’autres organisations syndicales : la CGT RATP, SUD-Rail, qui n’est autre que le troisième syndicat à la SNCF, ainsi que le 5e syndicat de la SNCF FO-Cheminots.

La CGT des services publics a aussi annoncé qu’elle rejoignait le mouvement du 5 décembre, souhaitant également le « retrait du projet de réforme » des retraites voulu par le gouvernement. Enfin, plusieurs organisations syndicales et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) ont lancé l’appel à une « première journée de grève interprofessionnelle » contre la réforme des retraites, toujours le jeudi 5 décembre. Du côté des transports routiers et inter-urbains (bus de ville), la troisième fédération des routiers FO Transports et Logistique ainsi que l’Unsa Transport appellent les salariés du secteur à une grève illimitée et nationale en même temps que la RATP et la SNCF, dès le 5 décembre.

Tant que le projet de réforme des retraites ne sera pas abandonné la grève continuera. Elle pourrait donc durer jusqu’au fêtes.

Quelles conséquences ?

Cela rappelle la grève du 13 septembre qui a été très suivie et à eu un fort impact avec dix métros hors services et de fortes perturbations sur les RER et Tramways.

Selon l’UNSA ce 5 decembre est un rendez-vous à ne pas rater. Laurent Djebali, secrétaire adjoint de l’UNSA-RATP annonce un impact au moins aussi fort que le 13 septembre. Zéro métro, zéro RER et très peu de bus. C’est ce que celui-ci à annoncé et espère.

Le zéro métro, zéro RER est il possible ?

La loi du 21 août 2007 prévoit que les grévistes se déclarent 48 heures à l’avance afin que la RATP puisse annoncer les prévisions du trafic 24h à l’avance. Mais la loi ne peut imposer un nombre minimum de trains. Cela dépend du pourcentage de grévistes. Il est normal que si l’ensemble des salariés décident de se mettre en grève il soit impossible pour l’entreprise d’assurer un service.

Mais un contrat lie la RATP à Ile-de-France mobilités. Ce contrat prévoit « un service minimum de 50 % en heures de pointe et sur l’ensemble du réseau ». Si cela n’est pas tenu, légalement il n’y aura aucun problème mais la région peut ne pas payer l’équivalent de ces journées de grève à la RATP. Lors de la grève du 13 septembre, la région avait déjà évoqué cette intention. La grève du 5 décembre pourrait donc faire agir la région qui ne payerait donc pas la RATP. Dans ce cas, la grève couterait très cher à la RATP qui pour chaque journée perdrait des millions d’euros. Elle se doit donc de trouver des solutions afin d’éviter ces pertes.

Légalement il est donc possible qu’il y ait zéro RER, zéro métro mais au vu de la perte financière que ce serait, la RATP devrait faire son maximum afin d’assurer le plus de trains possible.

Comment la RATP tente de palier à cette grève illimitée.

Face à cela, la RATP cherche des moyens de substitutions afin de compléter ses itinéraires. Pour cela elle a déjà lancé un appel à candidature dans le but de créer des partenariats (VTC, Scooter / vélo / trottinette et voiture en free-floating, co-voiturage, auto-partage, parking). La RATP pourrait aussi faire comme le 13 septembre et dispatcher les non grévistes de manière à assurer un maximum de trains sur les lignes les plus fréquentées, quitte à stopper totalement les autres.

Greves SNCF 2019-bus-RATP-Paris

Les solutions face à ces grèves.

Afin de s’en sortir face à ces grèves il faut tout d’abord anticiper au maximum. Pour cela vous pouvez visiter le site SNCF info trafic ainsi que celui de la RATP (nommé aussi info trafic). Ces sites vous informeront de l’état de chaque ligne. De plus, comme il à été dit plus tôt, la RATP cherche des partenariats permettant de compléter ses itinéraires. Pour palier à cette grève il faudrait donc opter pour d’autres moyens tels que les vélos, trottinettes, co-voiturage ou encore scooter.

L’ouverture à la concurrence du réseau ferroviaire français en 2020 permettra de régulariser ces grèves incessantes et de rendre la circulation plus fluide. En effet, face à la concurrence, les sociétés devront proposer un service plus performant l’une que l’autre…

On espère vous avoir pleinement informé sur les greves SNCF 2019. Pour toute question n’hésitez pas à utiliser l’espace commentaire. Pensez à partager cet article et nous suivre sur nos réseaux sociaux. Bon voyage à vous !

Catégories : Actualités

Constantrain

Ferrovipathe depuis ma tendre enfance, je partage avec vous ma passion pour les trains et mes connaissances sur le ferroviaire. A une petite préférence pour les TGV et les Eurostar, même si tous les trains sont les bienvenus dans mon coeur ;)

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